Nom: Petrov Sergey Viktorovich
Date de naissance: 16 novembre 1962
Situation actuelle: accusé
Article du Code pénal russe: 282.2 (2)
Temps passé en prison: 2 jour dans un centre de détention provisoire, 273 jour dans le cadre d’une détention provisoire
Limites actuelles: Centre de détention
Actuellement détenu à: Detention Center № 1, Altai Territory

Petrov Sergey Viktorovich, born 1962, Detention Center № 1, Altai Territory, Pr. Kanatny, 81, Barnaul, Altai Territory, 656021

Les lettres d’appui peuvent être envoyées par la poste ou par l’intermédiaire du F-pismo system. Pour payer le service avec la carte d’une banque étrangère, utilisez Prisonmail.

Remarque : il n’est pas permis d’aborder des sujets liés aux poursuites pénales dans les lettres ; les langues autres que le russe ne passeront pas.

Biographie

Sergueï Petrov est marié depuis plus de 40 ans ; il a travaillé 33 ans au même endroit. Un jour, sa vie a changé brusquement — il s’est retrouvé en détention provisoire en raison de sa foi. Quelques mois plus tard, des accusations similaires ont été portées contre son épouse Raïssa. Elle a été placée en résidence surveillée.

Sergueï est né dans la ville de Syzran, oblast de Kouïbychev (aujourd’hui Samara), mais a passé sa jeunesse à Taldy-Kourgan, au Kazakhstan. Il est l’aîné de cinq enfants : il a un frère et trois sœurs. Leur mère travaillait comme plâtrière-peintre et leur père comme mécanicien à l’aéroport.

Ses parents veillaient à inculquer à leurs enfants le goût du travail. Dès l’enfance, Sergueï s’intéressait à la technique et à la radio-électronique. Il construisait beaucoup de choses, apprenait à réparer des vélos et des motos. Il a terminé l’école professionnelle avec mention, puis le technicum. Il a approfondi ses connaissances en électricité et électronique et a travaillé quelque temps comme professeur de physique, de dessin et de travaux manuels. Les trente dernières années, jusqu’à son arrestation, il était mécanicien-électricien dans un réseau de stations-service, où il procédait à l’entretien des pompes à carburant.

En décembre 1983, Sergueï a épousé Raïssa. Au début des années 1990, le jeune couple et leurs enfants — un fils et une fille — ont déménagé à Talmenka, où ils vivent depuis. Leur fils est devenu technicien de formation professionnelle et leur fille a acquis les métiers de comptable et de coiffeuse. Tous deux ont aujourd’hui leur propre famille.

Sergueï aime cultiver du raisin et en faire du vin maison. Il apprécie la pêche et préparer des brochettes. Avec sa famille, il profite de moments en pleine nature, soigne le jardin, fait du vélo, pratique la marche nordique et passe du temps avec ses amis.

La première à découvrir la Bible dans la famille fut la mère de Sergueï, en 1970. En éduquant ses enfants, elle s’efforçait de leur transmettre l’amour des principes bibliques. Sergueï réfléchissait aux paroles de sa mère et observait le monde qui l’entoure avec admiration, ce qui le convainquit de l’existence d’un Créateur. Avec le temps, Sergueï décida de devenir témoin de Jéhovah.

Après l’arrestation de Sergueï, Raïssa a perdu le soutien d’un mari aimant et le seul pourvoyeur du foyer : elle ne dispose que d’une faible pension, et le revenu principal de la famille était assuré par son époux. Lui-même souffre de maladies chroniques : il a besoin d’un traitement quotidien, y compris de médicaments sur ordonnance, ce qui est difficile dans les conditions de détention provisoire.

Pour celles et ceux qui connaissent Sergueï depuis longtemps — proches, voisins, amis — il est difficile de comprendre pourquoi il fait l’objet de poursuites pénales. Selon eux, Sergueï est une personne attentionnée, bienveillante et respectueuse des lois.

Historique de l’affaire

En février 2026, une série de perquisitions a eu lieu dans les domiciles des Témoins de Jéhovah à Novoaltaïsk, dans la commune de Talmenka et au village de Sannikovo (région de l’Altaï). Sergei Petrov a été accusé de participation aux activités d’une organisation extrémiste. Le lendemain, le tribunal a placé le croyant en détention. L’accusation repose sur les témoignages d’une femme qui feignait s’intéresser à la Bible et enregistrait ses conversations avec les croyants.
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